Rome antique, Rome légendaire

Share on Facebook4Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn0Share on Google+0Pin on Pinterest0Buffer this pageEmail this to someone

Fondée selon la légende par Rémus et Romulus en 753 avant J.C, Rome n’était pas qu’une cité, c’était avant tout  le siège d’un empire dont l’étendue fut rarement égalée. De la République romaine au Saint-Empire romain Germanique, Rome s’est constituée un territoire considérable, aussi bien vers l’Occident (Gaule, Espagne) que vers l’Orient (royaume greco-macédonien). Cette Histoire riche a profondément marqué la ville. Ses monuments racontent encore aujourd’hui la splendeur de l’Empire.

Le Colisée, théâtre de la grandeur de Rome

Le Colisée est le monument italien le plus visité de la ville. Il fût bâti sous Vespasien à partir de 72, inauguré par son fils Titus en 80, et achevé en 82 par Domitien, son second fils. Son nom est dérivé de la statue gigantesque que Néron a fait ériger au milieu du Colisée à son effigie : le colosse. Le Colisée pouvait accueillir jusqu’à 50 000 personnes (l’équivalent du Parc des Princes), et, bien qu’il soit exceptionnellement bien conservé, il est difficile d’imaginer à quoi il pouvait ressembler à l’époque.

Il se constituait d’une arène de planches, avec des trappes servant à faire surgir, par exemple, une statue. Dans des souterrains étaient installés les cages des fauves, des salles pour les gladiateurs, des entrepôts pour les décors. Un système de monte-charge mécanique permettait de monter directement les animaux.

Les gradins étaient divisés en différents secteurs : le plus bas était réservé aux sénateurs, juste au dessus se tenaient les chevaliers, dans les niveaux supérieurs, le peuple s’amassait, et tout en haut, un dernier gradin en bois accueillait les esclaves et les plus pauvres. La loge impériale était installée au centre, réservée à l’empereur, aux membres de sa famille et à des invités.

Ave_Caesar_Morituri_te_Salutant

Les gladiateurs prononçaient la phrase « ave caesar, morituri te salutant » : salut, César, ceux qui vont mourir te saluent. Les combats pouvaient alors commencer. Quand un gladiateur était blessé, il levait la main ou l’index pour demander la pitié des spectateurs. Si ceux-ci levaient le pouce, ou le dirigaient vers la poitrine, on autorisait l’adversaire à tuer le combattant en difficulté. S’ils mettaient le pouce contre l’index, on arrêtait le combat. Les vainqueurs recevaient une palme, de l’argent ou des cadeaux. Ils s’enrichissaient rapidement, et devenaient les célébrités de l’époque.

L’inauguration du Colisée fut absolument spectaculaire : on organisa une naumachie, une reconstitution de bataille navale, représentant le combat de Corinthe contre Corcyre. Peu d’amphithéâtres étaient adaptés à ce genre de choses, il fallait employer des moyens considérables que seul l’empereur pouvait mobiliser. Dans ce cas précis, on détourna l’eau du Tibre pour créer un immense bassin ! On fit alors combattre des criminels, des condamnés à mort, qui étaient divisés en deux flottes. On ajouta aussi des monstres marins. Il s’agissait de représenter l’horreur des batailles maritimes.

La_naumaquia-Ulpiano_Checa

Memento Mori

On trouve à Rome des vestiges du plus ancien Forum Romain. Construit au VIIème siècle avant JC, il fût, jusqu’au IVème siècle ap. JC, le centre des activités de la ville de Rome. C’est là que se déroulaient les triomphes, cortèges qui célébraient, par exemple, une victoire. Le plus mémorable est sans doute le quintuple triomphe de Jules César. Aujourd’hui encore, ce défilé à la gloire du plus célèbre consul de Rome fait partie de l’imaginaire collectif. Il est représenté dans de nombreuses oeuvres artistiques modernes, il est décrit dans la littérature et fût incarné de nombreuses fois au cinéma, par des acteurs comme Fritz Leiber, Rex Harrison, ou même Alain Chabat.

Julius_Caesar_Coustou_Louvre_MR1798x

Pour ses victoires sur les Gaules, l’Afrique, le Pont, l’Égypte et la Palestine, Rome offrit à son général le plus grand triomphe que la cité ait vu. Parmi le défilé des captifs, se trouvaient la sœur de Cléopâtre, Arsinoé, et Vercingétorix, qui fût, selon la coutume, mis à mort au Tullianum, peu avant la fin de la cérémonie.

Pendant que César recevait les honneurs, un esclave était placé derrière lui, et lui susurrait tout au long du triomphe : « Memento Mori ». Souviens-toi que tu es mortel. Car malgré le prestige et le pouvoir acquis, l’exigence du peuple romain est intacte. Il tient à rappeler à son héros sa condition d’homme comme les autres. L’humilité est une vertu indispensable à celui qui veut se tenir loin de la colère des Dieux.

Des années plus tard, cela n’empêcha pas César de faire appel au Sénat pour acquérir un pouvoir quasi-absolu lors de la guerre civile. Il sera nommé dictateur (à l’époque, la dictature est le régime extraordinaire,  la situation d’exception, l’état d’urgence qui accorde un très grand pouvoir à l’exécutif pour gagner en rapidité dans la prise de décision).

Chagrin d’amour

La Villa d’Hadrien, située aux environs de Rome, fut construite entre 117 et 134. L’empereur Hadrien y vécut pendant les dernières années de son règne. La villa, et notamment son canope, raconte l’histoire d’un amour tragique, celui de l’empereur et de son favori Antinoüs.

Marble_Busts_of_Hadrian_&_Antinous,_from_Rome,_Roman_Empire,_British_Museum_(16517587460)

Hadrien était un empereur très puissant, autoritaire, mais aussi populaire. Il était très entouré, de conseillers comme d’esclaves, parfois très proches. Mais Antinoüs se distinguait.

Son nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant Antinoüs est l’un des visages les plus célèbres de l’Antiquité. Jeune esclave, il se faisait remarquer pour son exceptionnelle beauté, notamment aux yeux de l’empereur, qui en fit son favori, mais surtout son amant.

20816718141_286c9914a0_b

Pendant près de quatre ans, Hadrien et Antinoüs partagèrent un amour éperdu. Malgré les colères et les infidélités de l’empereur, Antinoüs, jeune et idéaliste, vouait à son amant un amour inconditionnel.

Mais le destin prit une tournure tragique : Antinoüs meurt noyé dans le Nil. Il a à peine vingt ans.

Dévasté par le chagrin, Hadrien se mit alors à l’oeuvre pour rendre hommage à son amant défunt. Pour perpétuer la mémoire d’Antinoüs, il fonda la cité d’Antinoupolis, en 130, quelques jours après le drame, près du lieu de la mort.

Et l’hommage de l’empereur ne s’arrêta pas là : il imposa à tout l’Empire (à l’époque immense) un culte en mémoire du jeune homme, jusqu’à en faire une véritable divinité. Temples, statues, numismatique, c’est à travers eux que la beauté d’Antinoüs traversa le temps et l’espace, jusqu’à devenir immortelle.

Désormais, vous ne verrez plus jamais Rome de la même façon. C’est l’occasion d’aller sur place admirer les vestiges de ces lieux qui ont vu se dérouler des histoires extraordinaires. Organisez dès à présent votre voyage sur facilitatrip.fr.

Share on Facebook4Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn0Share on Google+0Pin on Pinterest0Buffer this pageEmail this to someone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook