Vivez les fêtes à l’espalienne !

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Connaissez-vous Befana, le loto de Noël, les douze raisins de minuit, le panettone ou encore le turrón ?

 

Nous mettons à l’honneur l’Espagne et l’Italie à l’occasion des fêtes de fin d’année. Si ces deux pays ont certains points en commun, ils ont aussi leurs propres particularités ! Ils vous inspirent peut-être douceur de vivre et soleil mais sachez qu’ils ne perdent pas de leur saveur une fois l’hiver venu.

Voici un avant-goût de ce qui vous attend…

À vos marques, prêts … décorez !

Le 8 décembre, les Italiens et les Espagnols célèbrent l’Immaculée Conception. À compter de cette date, sapins et illuminations de Noël ornent traditionnellement les villes et les maisons. La religion catholique occupe une place de choix au sein de ces deux pays. Pour cette raison, des crèches miniatures sont minutieusement réalisées alors que d’autres, grandeur nature, rejouent les étapes de la naissance du Christ. En outre, les Espagnols profitent du pont entre les jours fériés du 6 (jour de la Constitution) et du 8 décembre pour décorer intérieurs et jardins de poinsettias (aussi appelés étoiles de Noël).

 

Une loterie pour remplir les souliers…

Le 22 décembre marque le début des festivités en Espagne. Le tirage du loto le plus attendu de l’année se déroule à Madrid et dure toute la matinée. Les billets sont vendus depuis le mois de juillet et les Espagnols attendent toujours impatiemment le résultat du tirage au sort. Plus la date approche, plus l’attente se fait sentir devant les bureaux de vente, notamment au centre de la capitale, où se trouve le bureau le plus connu de toute l’Espagne, le “Doña Manolita”. Les files d’attente de plusieurs heures se reforment chaque jour. Environ 2 milliards d’euros sont partagés en 24 millions de prix dont le plus important est “El Gordo”, « le gros » en français dans le texte. Après tout, pourquoi ne pas tenter sa chance ?

À table !

Pour le dîner du réveillon, Italiens et Espagnols aiment déguster fruits de mer et poisson. Les Italiens servent le poisson en plat de résistance – accompagné de pâtes ou de légumes -. Les Espagnols, eux, préparent plutôt les fruits de mer en entrée.  Le plat principal typique espagnol pour le 24 décembre se compose de viande rôtie ou de volaille. Les Italiens n’en mangent qu’au cours du déjeuner du 25 décembre.

En dessert, pas de bûche pour nos voisins ! Ils préfèrent gâteaux et sucreries. En Italie, le panettone aux fruits confits souvent décliné en pandoro (saupoudré de sucre glace ou de chocolat), le panforte (aux amandes, miel, épices et fruits) ou un assortiment de ricciarelli (aux amandes, miel et sucre) clôturent le repas. Les Espagnols terminent leurs agapes avec le turrón (sorte de nougat aux amandes), le mazapan (pâte d’amande) et les polvorones (biscuits sablés d’origine andalou).

Après le dîner, pas question de manquer la messe de minuit pour les familles espagnoles et italiennes !

Une fête inattendue en commun

Le 26 décembre est le jour de la Saint-Étienne, premier martyr de la chrétienté. Il est férié en Italie et en Espagne mais uniquement dans la région de la Catalogne. (En France, seules l’Alsace et la Moselle sont concernées et célèbrent officiellement cette journée.) À cette occasion, les Catalans préparent un plat de cannellonis – pourtant originaire d’Italie –  avec les restes du repas Noël. Quel comble !

Un poisson d’avril en retard

Le 28 décembre est le jour des Saints-Innocents, une fête chrétienne qui commémore une sombre légende. Les grands prêtres et les scribes avaient annoncé à Hérode, roi de Judée, la naissance du roi des Juifs à Bethléem. Afin d’éliminer son futur rival, Hérode ordonna la mise à mort de tous les enfants mâles de moins de deux ans. Ce chapitre de la Bible est appelé massacre des Innocents. Au cours de cette journée, les Espagnols fêtent l’innocence et la naïveté de ces enfants en faisant des plaisanteries, dites “inocentadas”. La plus répandue consiste à accrocher un bonhomme en papier dans le dos des gens sans qu’ils ne s’en aperçoivent (l’équivalent de notre poisson d’avril). Même les journalistes participent aux “inocentadas” en publiant de faux articles dans les journaux.

Bonne année !

Croyances et coutumes rythment également les festivités de la Saint-Sylvestre. Pour susciter amour et fortune, Italiens et Espagnols portent des sous-vêtements rouges le soir du réveillon. Dans chacun des deux pays,  les feux d’artifice sont une tradition indépassable. Organisés par les municipalités, ils participent grandement à la bonne humeur générale du réveillon. Certaines personnes prennent même l’initiative de tirer des feux d’artifice amateurs. 

 

Si vous êtes en Italie, vous mangerez très certainement un plat de lentilles. Cette coutume originale date de l’Antiquité. À l’époque, ce légume était apprécié pour son importante valeur nutritive. Gage de prospérité, celui-ci symbolise l’argent pouvant potentiellement être gagné au cours de l’année à venir. Ainsi, il n’est pas rare que les Italiens offrent à leurs proches un porte-monnaie rempli de lentilles sèches en guise de porte-bonheur. Un rituel comparable existe en Espagne. À chacun des douze coups de minuit, les Espagnols, rassemblés devant leur télévision ou sur les places des églises, mangent un grain de raisin vert. Certains ont la chance de commencer la nouvelle année depuis la Puerta del Sol de Madrid, lieu emblématique d’où le décompte avant minuit est retransmis en direct dans toute l’Espagne. Mais ce n’est pas tout ! Pour faire table rase du passé, certains Italiens jettent même leurs vieilles affaires par la fenêtre !

Alors, êtes-vous prêts à partager ces traditions ?

Un 1er janvier tout en fraîcheur…

Si vous êtes à Rome au lendemain de la Saint-Sylvestre, allez vous promener sur le pont Cavour. Vous y verrez sûrement quelques courageux plonger dans le Tibre, n’hésitant pas à braver le froid et l’interdiction de baignade pour commencer l’année de façon spectaculaire ! Chaque année, quatre habitués plongent d’une hauteur de 17 mètres, acclamés par la foule située en contrebas. Vieille de 70 ans, cette coutume est à l’initiative d’un secouriste au chômage, soucieux de démontrer aux autres ses compétences et de trouver ainsi du travail. Une bonne façon de se réveiller après une soirée un peu trop arrosée, n’est-ce pas ?

Pas de fêtes sans cadeaux !

Gâtés par le Père Noël la nuit du 24 décembre, les Italiens et les Espagnols le sont également durant l’Épiphanie (6 janvier). Alors que pour les Espagnols, les Rois Mages déposent silencieusement leurs présents durant la nuit du 5 au 6 janvier, la vieille sorcière Befana passe dans les foyers italiens, perchée sur son balai. Mais n’ayez crainte, c’est elle qui apporte aux enfants sages cadeaux et bonbons. Gare à ceux qui auraient été désobéissants ! Ils ne trouveraient dans leurs souliers que des morceaux de charbon sucré, dit charbon des rois …

La tradition veut que les Rois Mages aient été guidés vers Jésus par une étoile filante. Les Italiens racontent qu’ils sollicitèrent Befana pour leur servir de guide. Les trois hommes lui proposèrent de venir avec eux, mais elle refusa. Rongée par le regret, elle aurait alors tenté de les retrouver, prenant avec elle un panier garni de fruits secs et de gâteaux dans le but de l’offrir au nouveau-né. Elle donna une friandise à chaque enfant rencontré sans jamais parvenir à retrouver l’enfant Jésus. D’autres disent que, trop occupée, la sorcière aurait manqué la venue des trois rois et qu’elle serait ensuite partie à leur recherche.

Pour certaines personnes, Befana est un oiseau de mauvaise augure car son passage annonce la fin des festivités (le rangement des décorations notamment) mais aussi de l’année passée. À Rome, une poupée à son effigie est alors suspendue aux fenêtres et exposée à la vue de tous les passants. En Toscane ou en Émilie-Romagne, cette dernière est brûlée sur un bûcher. En Espagne, les Rois Mages défilent à la veille de l’Épiphanie, rassemblant autour d’eux une foule de personnes qui, dès le lendemain, partageront le “Roscón de Reyes” (brioche aux fruits confits, à la crème ou à la chantilly).

Difficile de choisir ? Optez alors pour des festivités Hispano-italiennes et faites la fête à l’espalienne !


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